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Le fonds patrimonial, un bon moyen de revenir sur les marché actions. Nuno Teixeira, directeur général Schroders France (1), nous dit pourquoi. Interview.

1. Pourquoi les épargnants ont-ils intérêt à revenir sur les marchés actions ?

Pour au moins deux raisons. D’abord, les liquidités sont de plus en plus faiblement rémunérées, ce qui devrait inciter les investisseurs qui ont besoin de rendement à monter dans la courbe de risque. Ni les obligations souveraines (émises par les Etats), ni les obligations corporate classiques (émises par les entreprises) n’apportent plus un rendement suffisant, ce qui pousse à considérer à nouveau les actions.

Ensuite, il y a une prise de conscience de la vulnérabilité des finances publiques en Europe, ce qui signifie que le risque d’un investissement en obligations d’Etat est probablement insuffisamment rémunéré au regard du risque de défaut (faillite) ou du risque inflationniste. Avec des obligations souveraines, et si on prend en compte l’inflation, on est sûr de perdre de l’argent. C’est un placement d’attente. Mais si l’on veut ne serait-ce que maintenir son capital sur le long terme, on est obligé d’envisager d’autres solutions.

2. Les gestionnaires d’actifs peuvent-ils aider les particuliers à revenir sur les marchés d’actions ?

Le gestionnaire d’actifs n’est pas outillé pour fournir un conseil individuel ou bâtir des solutions patrimoniales. Ce n’est pas son métier. En revanche, nous pouvons fournir des briques (notre gestion « action », notre gestion « obligation », etc.), qui seront utilisées par les investisseurs institutionnels ou professionnels, qui eux pourront conseiller et allouer des portefeuilles pour leurs clients privés. Un de nos défis est cependant de proposer des solutions intégrées pour soulager les conseillers financiers et les particuliers. Nous l’avons fait via notre fonds flexible « Schroders Global Multi-Asset Income », lancé en avril 2012.

3. Quel est l’intérêt de votre fonds patrimonial pour l’épargnant particulier ?

Notre gérant fait le travail du gestionnaire de patrimoine ou du particulier en sélectionnant les actifs qui composent le fonds, avec en ligne de mire l’objectif de réaliser une performance annualisée de 7%, avec une volatilité (mesure de l’amplitude des variations autour d’une tendance) très mesurée de 5 à 7%. C’est un bon moyen pour les épargnants de revenir sur les marchés actions, surtout pour ceux qui ne sont pas prêts à y investir trop. Ils bénéficient de l’expertise de nos gérants professionnels, qui sauront, eux, sélectionner les opportunités, mais aussi contenir le risque de perte. Depuis sa création (avril 2012), le fonds a dégagé une performance de 12,8% et sa volatilité n’a été que de 3,6%.

Les rendements dégagés par les actions comme par les obligations peuvent aussi, au choix, être distribués à hauteur de 1,25% par trimestre. C’est une bonne solution pour profiter de revenus complémentaires, notamment pour compléter sa retraite.

C’est aussi un bon moyen de diversifier ses placements, notamment au sein d’un contrat d’assurance-vie à côté du traditionnel fonds en euros. Selon sa sensibilité au risque, l’épargnant placera plus ou moins sur notre fonds

4. Comment est géré votre fonds ?

Notre fonds, flexible, peut être investi jusqu’à 50% en actions, pas davantage parce que le niveau de risque serait alors trop important. Nous privilégions les actions qui distribuent un bon rendement annuel. Les études démontrent en effet que les actions qui ont un rendement des dividendes élevé, sont en moyenne plus performantes que les autres, mais aussi et surtout plus stables dans le temps. Par ailleurs, même quand les temps sont durs, les sociétés coupent rarement dans le dividende, pour éviter de donner un mauvais signal au marché. Du coup, si les plus-values ne sont pas au rendez-vous, au moins les dividendes le sont-ils ! Depuis sa création, notre fonds a été en moyenne investi entre 14% et 30% sur les marchés actions, le reste l’est essentiellement en obligations.

(1) Le groupe britannique Schroders, créé en 1804, est un gestionnaire d’actifs international. En 2012, ses actifs sous gestion s’élevaient à 261,3 milliards d’euros. En France, le groupe compte près de 4 milliards d’actifs sous gestion, via sa clientèle institutionnelle (60%) et pour le solde (40%) la distribution intermédiée (gestionnaire de patrimoine par exemple). 

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