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Les épargnants du monde entier veulent surtout gagner de l’argent grâce à leurs placements financiers. Pas les Français. Pour eux, l’objectif numéro un est de ne pas … en perdre, selon une étude mondiale réalisée par Schroders.

C’est un enseignement qui explique peut-être la frilosité des Français quand il s’agit de prendre des risques sur les marchés. Selon une enquête réalisée par Schroders, groupe international de gestion d’actifs, les Français attendent avant tout de leurs placements, qu’ils leur permettent de préserver leur capital. C’est en effet leur premier objectif quand ils épargnent (à 27%), suivi par la croissance de leur capital (22%), la génération de revenus à long terme (18%) et bien sûr, _ nous sommes dans l’Hexagone _, par la réalisation d’une économie d’impôt (également à 18%). « Les craintes sur l’environnement économique poussent les Français à une plus grande prudence », commente Nuno Teixeira, directeur général de Schroders France.

Pour les épargnants des autres pays (plus de 14.000 investisseurs individuels sondés, dans 20 pays et affichant un patrimoine financier à investir dans les douze prochains mois supérieur ou égal à  10.000 euros), cette protection du capital n’intervient qu’en troisième position (19% des sondés), derrière la génération de revenus à long terme (26%) et l’augmentation du capital placé (29%).

1. Les actions reviennent en force mais l’immobilier rassure les Français

Deuxième différence notable : l’importance de l’immobilier dans les classes d’actifs préférées des épargnants Français pour 2013. Partout dans le monde, même dans l’Hexagone, les actions arrivent en tête comme le placement à privilégier cette année (67% en France, 68% sur l’ensemble des sondés), mais ailleurs l’immobilier n’arrive, à 19%, que très loin derrière les obligations (25%) ou l’or (20%), alors qu’en France, il est en deuxième position à 31%.

2. La confiance des Français en berne

L’appétit pour le risque varie, bien sûr, d’une région à l’autre. Globalement les épargnants des 20 pays interrogés sont 9% à être beaucoup plus confiants dans les marchés cette année et à 39% un peu plus confiants. Mais en France, les chiffres sont en retrait, marquant l’importance de la crise actuelle de la dette sur les esprits, avec 5% de sondés beaucoup plus confiants et 26% un peu plus confiants.

 3. L’Asie en tête, l’Europe en queue de peloton

Quant aux régions offrant le plus fort potentiel de développement en 2013, 50% des personnes interrogées, optent d’abord pour les produits financiers de leur économie domestique, mais ensuite tous se tournent vers l’Asie (46% des sondés), puis l’Asie centrale (Inde et Corée du Sud notamment à 22%), puis l’Amérique du Sud (21%) et l’Amérique du Nord (18%). L’Europe de l’Ouest n’est pas très prisée à 10%, contre 11% pour l’Europe de l’Est.

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