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Les prix reculent de 1,7% sur l’ensemble du territoire au premier semestre, de -3,5% en Ile-de-France et de -4% à Paris, selon le réseau Century 21 (4,5% du marché). Pour l’ensemble de l’année la baisse atteindrait 3% au maximum, Paris restant stable au second semestre.

Finis les cycles immobiliers qui évoluent à la hausse comme à la baisse sur plusieurs années ! « Avant, il fallait au moins six ans au marché immobilier pour corriger ses excès.  Désormais, il ne lui faut pas plus de six mois », explique Laurent Vimont le président de Century 21 France, un réseau de 900 agences immobilières. Le cycle immobilier aurait donc muté et évoluerait selon lui « dans un tunnel », six mois de hausse, suivi de six mois de baisse et ainsi de suite. Les faits ne lui donnent pas tort.

1. Exit les tendances longues

La dernière période longue, est celle de la hausse des prix qui s’est poursuivie sur 13 ans, du 1er janvier 2000 au 31 décembre 2012. Sur cette courbe haussière du cycle, les prix de l’immobilier avaient alors progressé de 110% en province, de 126% en Ile-de-France (hors Paris) et de 200% dans la capitale (source notaires). Mais depuis, c’est la pagaille. Suite à la crise des subprime, le marché avait frémi mais sans plonger véritablement : les prix ont baissé faiblement pendant deux trimestres à Paris seulement et cinq ailleurs. Depuis, c’est « l’effet de tunnel », évoqué par le président de Century 21.

2. Des différences régionales

Sans surprise, les chiffres qu’il a livrés ce matin reflètent cet « effet tunnel ». Sur les vingt grandes régions observées par Century 21, les douze qui enregistrent un recul des prix (de -0,5% en Midi-Pyrénées à -10,6% en Haute-Normandie) au premier semestre 2013 (voir les chiffres dans le dossier de presse), sont également celles où les prix avaient augmenté au semestre précédent. Et, c’est exactement l’inverse qui se produit dans les régions où les prix montent sur le premier semestre (de +0,4% en Rhône-Alpes à +8,3% dans le Limousin): ce sont celles où les prix avaient le plus baissé précédemment. A de très rares exceptions près, c’est une loi toujours vérifiée.

3. Des prix globalement en baisse

Difficile dans ces conditions de donner une tendance, et en France « les prix évoluent en peau de léopard », selon la belle image de Laurent Vimont. Notez que les chiffres de Century 21 sont une très bonne mesure du marché, ils ne reflètent certes que la part du marché du réseau (4,5% des ventes nationales et 8% de la part de marché des agences immobilières), mais ils donnent précisément le résultats de tous les compromis de vente signés dans les agences (automatiquement remontés et comptabilisés). Ces chiffres sont les plus « frais » du marché et ont trois mois d’avance sur ceux des notaires, qui certes sont beaucoup plus exhaustifs (plus de 85% des transactions couvertes), mais qui, eux, comptabilisent les actes de vente, et sont donc en retard de trois mois au minimum sur le marché (il faut compter trois mois entre l’avant-contrat de vente, compromis ou promesse, et l’acte définitif signé chez le notaire).
Ceci dit, revenons aux chiffres de Century 21 pour le 1er semestre 2013 (tous les chiffres par région, pour Paris, chaque département d’Ile de France, Lyon et Marseille, ICI). Ils sont en moyenne baissiers : les prix reculent en effet de -1,7% sur la France entière (avec on l’a dit des différentes importantes selon les régions concernées), de -3,5% en Ile-de-France et de -4% à Paris.
Laurent Vimont parie sur une baisse des prix finale, pour l’ensemble de l’année 2013, de -1% à -3% pour l’Hexagone. Pour Paris, après la baisse du premier semestre, il anticipe une stabilisation pour la seconde partie de l’année.

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